API Culture Day : le compte-rendu des ateliers

Dans un article précédent, nous vous parlions des interventions de nos trois experts durant la matinée de cette journée dédiée à la réflexion autour des API ouvertes. L’après-midi, les participants se sont répartis en petit groupe afin de travailler sur différentes problématiques émises à la suite des conférences. Avec l’aide des intervenants et de membres de biinlab, les équipes ont dégagé des solutions qu’elles ont ensuite présentées à l’ensemble des participants pour en débattre. Voici un rapide compte-rendu des réflexions de l’après-midi.

 

#Groupe 1 : Faire une exposition sans collection

Cette affirmation vous paraîtra certainement farfelue, pourtant, grâce aux collections ouvertes, cela serait tout à fait possible. Pour faire une exposition sans collection nous avons besoin de contenus et de données. Pour ce faire, la première équipe propose un système d’identification des utilisateurs de biinlab afin de connaître le contexte de la structure, ses actualités, les contacts utiles etc. Cela pourrait prendre la forme d’un espace utilisateur où chaque institution pourrait échanger des dossiers de recherches (bibliographie, base de données…), des API ou des dossiers de contenus. Pour résumer, il s’agirait de mettre en place une sorte de réseau social alternatif spécifique à biinlab et à ses utilisateurs.

communauté-utilisateurs-biinlab
©AnaïsGuyon

 

Pour que ce projet fonctionne, le groupe préconise la mise en place d’une charte de bonnes pratiques. En effet, il faudra avoir le choix de partager ses créations ou non, complètement ou partiellement. Et ,pourquoi pas, faire une demande d’autorisation pour réutiliser les contenus d’une institution. Pour que personne ne se sente lésé il faudra également que l’emprunteur communique sur les institutions qui lui ont prêté du contenu.

 

#Groupe 2 : Mieux travailler avec le secteur touristique

Les musées font partie intégrante de l’écosystème touristique français. Chaque année, ces derniers attirent des millions de touristes venus du monde entier. Le groupe 2 a réfléchi à l’amélioration des relations entre acteurs touristiques (hôtel, restaurant, office de tourisme, transporteur etc.) et institutions culturelles. Dans ce cas, les API pourraient, par exemple, servir à alimenter un agenda des événements culturels sur les sites web des hôtels et offices de tourisme ou sur les plateformes de réservation.

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©AnaïsGuyon

 

Donner accès aux informations des institutions culturelles sur des sites du secteur touristique est un fort vecteur de notoriété. À cela pourrait s’ajouter des offres promotionnelles ou des offres packagées incluant, pourquoi pas, une réduction sur la boutique de souvenirs ou un repas au restaurant du musée. Toutefois, cette solution est limitée par la complexité de monter des partenariats pour ces offres packagées et le besoin d’anticiper cette demande.

 

#Groupe 3 : Créer des liens

Le groupe 3 a imaginé une application collaborative qui puisse être créée et utilisée par plusieurs institutions afin de créer du lien entre elles. Prenons par exemple la publicité ci-dessous réalisée par Leonetto Cappiello :

 

publicité-application
publicité bouillon KubOr par Leonetto Cappiello

 

Le côté historique du document pourrait être traité par un centre d’archives sur un écran de l’application. Sur un autre écran, un musée d’art contemporain ou d’art moderne pourrait parler du côté graphique et artistique tandis qu’un lien renverrait à une seconde application traitant d’une exposition sur les animaux. Ainsi, un sujet peut être traité sous différents angles et l’utilisateur en apprend bien plus. Cette application collaborative à pour vocation de briser les frontières entre les institutions et de montrer que l’on peut apprendre des choses sur un musée hors de ses murs. Ce projet nécessiterait un espace multi-utilisateur sur la plateforme biinlab ou chacun pourrait se connecter au nom de son institution tout en pouvant consulter le travail des autres.

 

# Groupe 4 : Éveiller les consciences

Comment les institutions culturelles peuvent devenir des plateformes de compréhension et amener à plus de tolérance des diversités ?
C’est la question à laquelle le groupe 4 a tenté de répondre à l’aide du partage de donnés. Les participants ont émis l’idée de créer une plateforme collaborative où les institutions publieraient des ressources sous différentes formes (vidéos, podcasts, parcours d’oeuvres et autres) sur des thématiques liées à la tolérance et à la compréhension de la diversité.

L’intérêt est de créer une collaboration entre institutions autour de valeurs partagées, les rassembler au-delà du périmètre de leur structure. Cette plateforme pourrait être un lieu d’échange où les citoyens pourraient s’exprimer également et se sentir concernés par les enjeux de la culture et de la tolérance.

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©AnaïsGuyon

 

À la suite de cette période de réflexion, chaque groupe a résumé ses recherches et les axes de résolution trouvés devant les autres participants. En écoutant toutes ces idées, nous ne pouvons que nous dire que les possibilités offertes par les API sont infinies et qu’il est décidément temps de les exploiter.